26 avril 2022

Les « illettrées de Gad », la petite phrase qui a présidentialisé Emmanuel Macron

Emmanuel Macron poursuit donc son parcours politique phénoménal – mais où ce parcours a-t-il commencé ? Pierre Leroux et Philippe Riutort le décrivent d’abord comme une célébrité obtenue de longue date, et pas seulement sur le terrain purement politique : « la visibilité d’Emmanuel Macron s’est construite à travers une exposition médiatique intense, variée et très individualisée qui débute bien avant que [son] entreprise politique (…) soit visible et officialisée »(1).

Ses chances initiales d’accéder au pouvoir étaient « très faibles », estiment Leroux et Liutort, et « la plus grande partie du travail de mise en visibilité dont il a été l’objet a répondu à des logiques extérieures à sa personne et à son travail proprement politique ». Les particularités de sa vie personnelle intéressent la presse people dès sa nomination comme secrétaire général adjoint de l’Élysée en 2012. Ce décalage est finalement un avantage, selon les deux auteurs : « dans la période qui précède la campagne présidentielle proprement dite, Emmanuel Macron n’a pas été, comme ses concurrents, soumis à un contrôle de la conformité de ses prises de positions au lourd catalogue référentiel politique d’un camp ou d’un parti. Il a pu se laisser porter par l’intérêt positif des médias sans le contrarier et éventuellement en l’exploitant. »

« En fin de compte, nul ne sait quand a commencé la campagne d’Emmanuel Macron », concèdent donc Leroux et Riutort. Notons cependant que son arrivée au ministère de l’Économie le 26 août 2014 l’avait inscrit nettement dans le champ politique. Sans garantir la suite pour autant. Il avait 36 ans ; Laurent Fabius nommé ministre du Budget à 34 ans et Premier ministre à 37 ans, n’a pu assouvir ses ambitions élyséennes.

De la célébrité à la présidentiabilité

Mais sa nomination a mis Emmanuel Macron sous les projecteurs, lui donnant l’occasion d’une petite phrase – involontaire sans doute, remarquable sûrement. Interrogé par Europe 1 quelques jours plus tard, il parle du coût du permis de conduire. Cela le conduit, de fil en aiguille, à l’un de ses dossiers brûlants : Gad, un gros abattoir breton en difficulté. « Il y a dans cet abattoir une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées », déclare-t-il. « On leur explique qu’elles n’ont plus d’avenir à Gad et qu’elles doivent aller travailler à 60 km. Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? »

  • Première malchance : l’attention ne se concentre pas sur le sujet évoqué, ni sur le souci social et technocratique qui inspire le ministre, mais sur un mot extrait de sa déclaration, l’adjectif « illettrées ». Il suscite un tollé immédiat parmi le personnel de Gad (pas plus illettré que la moyenne nationale au demeurant).
  • Deuxième malchance : le même jour, dans l’après-midi, Emmanuel Macron se rend à l’Assemblée nationale pour la première fois en tant que ministre. L’opposition s’empare à grand tapage du thème qu’il vient de lui offrir. La presse et les réseaux sociaux emboîtent le pas. De nombreuses personnalités bretonnes s’indignent.
  • Troisième malchance : quelques jours plus tôt, Valérie Trierweiler a publié Merci pour ce moment, où elle règle ses comptes avec son ancien amant, François Hollande. « Le président n’aime pas les pauvres », y assure-t-elle. « Lui, l’homme de gauche, dit en privé ‘’les sans dents’’, très fier de son trait d’humour ». Le président de la République dément, l’expression demeure néanmoins. « L' expression ‘’sans-dents’’ fait partie de ces petites phrases qui restent associées aux grandes figures politiques », assure encore aujourd’hui Wikipedia. Les « illettrées » et les « sans-dents », le président et son ministre, font bien la paire. Thomas Raguet a analysé les deux formules ensemble, comme représentatives de deux personnages de gauche, dans le documentaire « Petites phrases, grandes conséquences » diffusé sur LCP en février 2021 (avec pour contreparties de droite « le bruit et l’odeur » de Jacques Chirac et le « nettoyage au Kärcher » de Nicolas Sarkozy).

Une catastrophe absolue pour l’image du jeune ministre, donc ? Eh bien, ce n’est pas si sûr. Les réactions à sa formule lui assurent une visibilité. Mieux, elles attestent de son importance politique. Une phrase lambda ne devient « petite phrase » que parce qu’elle émane d’un haut personnage – et elle contribue réciproquement à sa notoriété. « Le leadership politique est toujours associé, d'une façon ou d'une autre, à la célébrité », souligne, au voisinage de Leroux et Riutort, le professeur Christian Le Bart, qui note expressément le rôle des petites phrases dans la célébrité d’Emmanuel Macron(2). Les réactions des députés et de la presse valent brevet d’importance politique pour Emmanuel Macron. Mieux encore : ses propos sont rapprochés de ceux du chef de l’État, échelle de comparaison qui fait de lui un présidentiable potentiel.

Et puis, le tapage inspire la presse. Quand elle tient un sujet, elle l’exploite. Désormais, mue par le biais de confirmation, elle recherche dans les propos du ministre d’autres traces de son mépris pour le peuple. Et elle ne tarde pas à en trouver : « le bus pourra bénéficier aux pauvres », « il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires », « la vie d’un entrepreneur est souvent plus dure que celle d’un salarié », « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler », etc. Les réseaux sociaux, prompts à s’emparer de tout motif d’indignation, sont sur la même ligne. On parle du ministre. En mal, mais on en parle.

Emmanuel le méprisant

Les « illettrées de Gad » sont en quelque sorte l’« Alea jacta est » d’Emmanuel Macron(3). Avec son adjectif malheureux, il a franchi par inadvertance un Rubicon invisible. En s’en prenant aux pauvres, il a violé un tabou social. Et il a révélé un trait de caractère fondamental, réel ou supposé : il est méprisant. Cela lui confère un positionnement à part dans un champ politique où l’on veille ardemment à camoufler tout sentiment de cet ordre sous des précautions oratoires.

Mais toute publicité est-elle bonne à prendre ? Le mépris n’est-il pas un vice rédhibitoire pour un homme politique ? Les sondages de ces dernières semaines engagent à ne pas répondre oui trop vite. Ceux qui pourraient envisager qu’il y ait de la haine sociale chez certains électeurs de Jean-Luc Mélenchon ou du racisme chez certains électeurs de Marine Le Pen ne pourront pas exclure qu’un sentiment de mépris envers le peuple ne trouble pas le cœur de cible électoral d’Emmanuel Macron.

Michel Le Séac’h


(1) Pierre Leroux et Philippe Riutort,« Construire la célébrité en politique : la "pré-campagne" d'Emmanuel Macron », chap. 7 de Selfies & stars: Politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nord, dir. François Hourmant, Mireille Lalancette et Pierre Leroux, Rennes, PUR, 2019.

(2) Christian Le Bart, « La fabrique des personnalités politiques », chap. 2 de Selfies & stars: Politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nord, dir. François Hourmant, Mireille Lalancette et Pierre Leroux, Rennes, PUR, 2019.

(3) Michel Le Séac’h, Les petites phrases d’Emmanuel Macron, Paris, Librinova, 2022.

Photo d’Emmanuel Macron : OFFICIAL LEWEB PHOTOSFlickrcc-by-2.0.

20 avril 2022

Débat Macron–Le Pen : petite phrase ou programme ?

Avant le débat télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ce 20 avril, une grande partie de la presse revient sur les débats d’entre-deux-tours précédents. Un article d’Olivier Bénis et Noémie Lair (France Inter, 18 avril) résume l’esprit général : « Petites phrases, grands moments : ces scènes qui ont marqué les débats d'entre-deux-tours de la présidentielle ».

Les petites phrases, journalistes et hommes politiques affectent de les mépriser. Pourtant, le fait est que ce sont elles qui marquent ces débats. Elles s’inscrivent durablement dans le paysage politique français. « Vous n’avez pas le monopole du cœur »(1) : la riposte de Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand en 1974 est restée fameuse. Certains lui attribuent même la victoire électorale du premier sur le second !

On n’a pas oublié non plus :

  • « C’est quand même ennuyeux que vous soyez devenu l’homme du passif » de François Mitterrand à Valéry Giscard d’Estaing, 1981
  • «Vous avez tout à fait raison monsieur le Premier ministre», de François Mitterrand à Jacques Chirac, 1988
  • « Mieux vaut cinq ans avec Jospin que sept ans avec Chirac », de Lionel Jospin à Jacques Chirac, 1995
  • « Non, je ne me calmerai pas », de Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, 2007
  • « Moi président », de François Hollande à Nicolas Sarkozy, 2012 (2)

Toutes ces sorties ont été qualifiées de « petites phrases » par une partie de la presse. Elles ne portent pas sur des programmes de gouvernement. Avec elles, l’affrontement entre deux responsables politiques se situe sur le terrain du caractère et du comportement. Le programme est sans doute un exercice de style incontournable. Mais il fait un peu penser à la ballade du duel de Cyrano de Bergerac. Ce qu’on en retient au bout du compte, c’est « À la fin de l’envoi, je touche » !

On note que les petites phrases les plus marquantes ne viennent pas forcément du vainqueur de l’élection. Mais elles sont une sorte de bilan du duel : c’est là qu’Untel a « gagné », c’est là qu’Unetelle a « perdu ». Sans qu’il soit besoin de comparer rationnellement des programmes, la petite phrase s’impose d’elle-même, « faisant comprendre aux journalistes, aux états-majors et à la France entière que l’élection était presque gagnée ou quasiment perdue »(3).

Ce genre de petites phrases ne date sûrement pas de l’apparition de la télévision. Celle-ci a seulement permis à des nations entières d’assister aux empoignades verbales. Comme des tribus paléolithiques assemblées autour de deux prétendants. On peut y voir un retour en arrière. Ou l’expression d’une réalité de tous les temps : le leadership est affaire de personnes et non de programmes. (Et, puisque dans l’espèce humaine, l’alpha est généralement un mâle, les femmes sont sans doute désavantagées dans cet exercice.)

Michel Le Séac’h

(1) Voir Michel Le Séac’h, La Petite phrase, Paris, Eyrolles, 2015, p. 109.

(2) Idem, p. 59.

(3) Sorj Chalandon, « Des hauts et débats », Le Canard enchaîné, 6 janvier 2021.

Illustration : Clard, Pixabay

06 avril 2022

Le Solitaire du palais, par Laurence Benhamou

Qu’est-ce qu’une petite phrase ? C’est « ce que les médias ou la médiatisation font aux discours des responsables politiques », répondent Alice Krieg-Planque et Caroline Ollivier(1). Les deux chercheuses ne s’en tiennent évidemment pas là, mais ce raccourci audacieux offre un bon point de départ pour l’étude des petites phrases : une petite phrase est une phrase dont la presse dit qu’elle est une petite phrase(2) !


Avec Le Solitaire du palais – Le livre du quinquennat Macron 2017-2022, Laurence Benhamou emmène ses lecteurs au cœur de ce réacteur. Journaliste de l’AFP accréditée à l’Élysée, elle a vu naître des petites phrases présidentielles pendant cinq ans – mieux, elle les a parfois portées sur les fonts baptismaux. Une déclaration qualifiée de « petite phrase » par l’AFP a de fortes chances de le devenir.

Laurence Benhamou désigne expressément comme petites phrases les déclarations suivantes :

  • « Ici, dans cette gare, se croisaient ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien… » (p. 48)
  • « Les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut les éviter, on ne les fait pas ! C’est un peuple qui déteste cela ! » (p. 51)
  • « Je serai d’une détermination absolue, je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. » (p. 54)
  • « Certains, au lieu de foutre le bordel, devraient aller voir s’ils ne trouvent pas de poste » (p. 58)
  • « Moi, je bois du vin midi et soir. Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n’est pas avec le vin. » (p. 99)
  • « Jusqu’à présent, la seule manière de faire ressentir rapidement un changement aux Français consistait à distribuer de l’argent public. Notre pays s’était habitué à cette morphine. » (p. 115)
  • « Le Gaulois réfractaire » (p. 144)
  • Les militants écologistes, « qu’ils aillent manifester en Pologne ! » (p. 243
  • « Quoi qu’il en coûte. » (p. 292)
  • « Je nous connais mieux. Ce sont toujours les mêmes qui participent aux réunions et les autres, au bout de deux mois, diront qu’ils en ont été exclus. » (p. 433)

Elle parle aussi à l’occasion de « reparties cinglantes » (« La médaille, si vous n’en voulez pas, vous ne la prenez pas ! », p. 321), de « flèches du Parthe » (« Nous sommes devenus une nation de 66 millions de procureurs ! », p. 385), de « punchlines » (« Chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu’en 2017 », p. 399), de « phrases fétiches » (« Parce que c’est notre projet », p. 150).

Se pourrait-il que cette sélection témoigne d’un parti-pris de la part de la journaliste ? Il est clair que les formules ci-dessus tendent à brosser le portrait d’un président arrogant et peu empathique et non pas à résumer les orientations de sa politique. Mais tel est bien le rôle des petites phrases, elles décrivent le caractère d’un leader et pas son programme. Délibérément ou non, l’usage qu’en fait Laurence Benhamou le confirme une fois de plus. Ce qui ne signifie pas, cependant, que les petites phrases disent toute la vérité du président ; on apprend ainsi que Brigitte Macron « exècre [ses] petites phrases provocatrices », ce qui n’empêche pas ses sentiments…

Sibeth Ndiaye, grave erreur de casting

On voit bien qu’Emmanuel Macron a raté son rendez-vous avec les journalistes. Délibérément peut-être. « La nouvelle équipe sait déjà comment elle veut traiter une presse dont elle se méfie : distance et parole rare », lit-on dès les premières pages du livre, à peine le nouveau président installé à l’Élysée. Et un peu plus loin : « Sa distance avec la presse ? Il la revendique : "Je ne m’intéresse pas aux journalistes, je m’intéresse aux gens. Quand les journalistes me posent des questions sur la communication, ils s’intéressent à eux, pas au pays, c’est du narcissisme. " Il faudra attendre certaines crises, notamment celle des Gilets jaunes, pour que l’Élysée comprenne que les médias sont une courroie de transmission indispensable entre l’exécutif et la population. »

Il faudra attendre aussi, semble-t-il, qu’Emmanuel Macron prenne conscience du tort que lui causent certains de ses proches. Et avant tout « Sibeth Ndiaye, la responsable de la communication, seule femme du premier cercle, fille d’un éminent homme politique sénégalais, militante PS devenue la communicante d’Emmanuel Macron à Bercy, et qui va le rester à l’Élysée. » Elle paraît s’ingénier à pourrir la situation. « Quelques jours après l’investiture, Sibeth Ndiaye débarque dans la salle de presse. Ironique et agressive, elle ne prend pas de gants. (…) C’est le début d’un bras de fer. Il va durer deux longues années. » Et alimenter les pages les plus critiques du livre, où abondent les notations du genre : « Sibeth Ndiaye ne se prive pas de nous envoyer promener, souvent en termes très crus. » Elle est la seconde personne la plus souvent citée dans le livre, avant même Brigitte Macron et le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler. À côté d’elle, Benjamin Griveaux, éphémère porte-parole du gouvernement, « particulièrement agressif et méprisant à l’égard de la presse » a presque l’air d’un enfant de chœur. Quand enfin le président se décide à l’évincer, l’épitaphe est sans appel : « Son départ marque la fin d’une époque. Ses maladresses, son langage cru, ses provocations, son ton cinglant et ses tirades antimasques ont cristallisé la rancœur de l’opinion. »

Les images plus que les mots

Si ses relations avec les journalistes sont mauvaises, Emmanuel Macron est en revanche attentif aux images, et Laurence Benhamou aux attitudes du président. « Le couple évite le baiser sur la bouche qui avait agacé au soir du premier tour », note-t-elle au soir de la victoire électorale. « La Marseillaise retentit. Emmanuel Macron la chante à mi-voix, parfois les yeux clos. Il serre très fort les doigts de sa compagne. Et garde l’autre main sur le cœur, dans une posture à l’américaine. Comme s’il voulait transformer les usages. Il n’y renoncera que quelques semaines plus tard, lors de la visite de Donald Trump. Sans doute pour ne pas avoir l’air d’imiter l’Américain. » Lors des obsèques de Johnny Hallyday, il se retient de saisir le goupillon pour bénir le cercueil : « au dernier moment, il se rend compte de la gaffe, ce geste qui lui serait reproché, renonce et retient furtivement la main de son épouse qui allait faire de même. » Lors des obsèques de Jean d’Ormesson, « théâtralement, il dépose un crayon sur son cercueil ».

Mais les images présidentielles passent moins par la presse que par les médias sociaux : Emmanuel Macron  « aime autant les déguisements que les happenings, dont il fait poster les images sur Twitter. (…) Les chaînes d’info sont dépassées, la presse, ignorée, @EmmanuelMacron devient un média. Les journalistes qui ne font pas partie des pools ne le voient plus qu’à travers cette avalanche d’images ».

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Bien entendu, les petites phrases n’occupent pas la place centrale dans ce livre de 440 pages. Il relate cinq ans (enfin… quatre ans et demi, il prend fin à l’automne 2021 et ne dit rien notamment de la guerre en Ukraine) d’une présidence riche en événements, en polémiques et en travaux législatifs et diplomatiques. Mais le sujet, ici, ce sont les petites phrases, et sous ce filtre singulier, déjà, l’ouvrage apporte un éclairage intéressant sur le quinquennat qui s’achève.

Laurence Benhamou, Le Solitaire du Palais – Le livre du quinquennat Macron 2017-2022, Paris, Robert Laffont, 2022, 440 pages, 21 euros.

Michel Le Séac’h

(1) Alice Krieg-Planque et Caroline Ollivier-Yaniv, « Poser les « petites phrases » comme objet d’étude », Communication & langages, n° 168, juin 2011, p. 17-22.

(2) Sarah Al-Matary et Chloé Gaboriaux notent elles aussi que « la plupart [des petites phrases] ont d’ailleurs été qualifiés de "petites phrases" dans la presse ». Voir « Une nouvelle lutte des "clashes" ? Fragmentation des discours de campagne et mutation des clivages (France, 2016-2017) », Mots – Les langages du politique, n°117, juillet 2018.