samedi 4 octobre 2014

La petite phrase, antichambre de la dictature ?

Les acteurs de l’internet britanniques (fournisseurs d’accès, réseaux sociaux, etc.) pourraient être bientôt obligés d’enregistrer toutes les données concernant les utilisations de leurs clients afin de les tenir à la disposition de la police pendant un an. C’est du moins le projet annoncé voici quelques jours par Theresa May, secrétaire d’État à l’Intérieur du Royaume-Uni, devant une conférence du parti conservateur. L’objectif est de lutter contre les « extrémistes ».

Le projet a fait réagir la National Union of Journalists, syndicat des journalistes britanniques, qui a condamné le projet dans un communiqué plutôt virulent. « Tout secrétaire d’État à l’Interieur se doit sans doute de faire des déclarations intransigeantes devant les membres du parti conservateurs », y déclare la NUJ*. « Mais transformer des petites phrases intransigeantes en lois répressives ne serait pas bon pour une presse libre ni pour la démocratie. »
____________
* « Talking tough to Conservative Party members might be perceived as the job of all Home Secretaries. But turning tough sound-bites into repressive laws will not be good for a free press and will not be good for democracy. »

Aucun commentaire: